Guinée Conakry - Le bout du monde n’est plus loin

En repartant de Man nous croisons une mission des « UN » composée d’un malgache et d’un sénégalais. L’occasion pour nous de se souvenir nos salutations en malgache et de réviser celles en wolof.

JPEG - 385.6 ko

Un journaliste ivoirien qui les accompagne nous conseille de passer par le poste frontière de Sipilou pour nous rendre en Guinée. Mon conseil : ne jamais écouter un journaliste ivoirien qui bosse aux « UN ».

JPEG - 349.5 ko

La route est magnifique et toute en reliefs, après 50kms de route et 50kms de piste nous voilà au poste frontière de sortie de la Cote d’ivoire. Pas moins de 16 militaires, douaniers, gendarmes et je ne sais encore quel autre corps d’autorité nous y attendent à l’ombre d’un manguier.
Pour rencontrer leurs homologues guinéens, il nous faut faire une dizaine de kilomètres supplémentaires.

JPEG - 448.6 ko

Une petite maison de banco, sans électricité ni porte fait office de douane.
A la question : un petit poste de frontière est il plus rapide à passer qu’un grand ? La réponse est : NON !!! Un vieux lieutenant, dans son uniforme aux couleurs passées et à la coupe informe nous cherche la petite bête. De l’exactitude de la validité de nos visas antérieurs à la date de celle de nos vaccinations, tout y passe. Nous déchargeons et ouvrons nos affaires sous un soleil de plomb et un orage menaçant.
Ensuite, une piste étroite nous fait contourner le mont Nimba et arriver dans la ville de Lola détrempés.

JPEG - 492.1 ko

De là nous retrouvons le goudron, enfin presque.

La traversé de la Guinée constitue pour nous l’occasion d’éprouver les légendes de notre carte Michelin : route principale, route secondaire, route améliorée on partiellement améliorée, piste balisée …, et de nous rendre compte qu’il n’a pas du passer par là depuis bien longtemps notre bon homme Michelin.

JPEG - 229.2 ko

Les paysages de la Guinée forestière et du Fouta-Djalon sont à couper le souffle mais difficiles d’accès (routes sommaires, délabrées, voire absentes ; pluies diluviennes et boue).

JPEG - 451.4 ko

Du sud-est au nord-ouest nous ne croisons que peu d’hôtel, restaurant ou banque. Nous trouvons même refuge un soir dans un village à 40 km de Koundara, occasion pour nous de planter la tente sous les yeux ébahit de nos hôtes.

JPEG - 336.2 ko

Après plusieurs jours difficiles mais magnifiques nous arrivons enfin au Sénégal.

JPEG - 608.3 ko

23 octobre 2013